Emmanuel Rioufol / couverture du livre Guinée-Équatoriale, traces…  Editions Sépia, mars 2001

Aucun ouvrage spécifiquement photographique sur la Guinée-Équatoriale n’existait encore en 1999. Pour cette commande du ministère des Affaires Étrangères, il s’agissait en quatre semaines de créer de toutes pièces un patrimoine photographique, une mémoire de ce pays à la veille du nouveau millénaire. Mon travail de prises de vues s’est donc porté aussi bien sur le portrait que l’habitat ou la végétation ; toutes traces qu’il me paraissait nécessaire de retenir avant qu’elles ne soient remplacées par d’autres, plus en phase avec de nouvelles orientations économiques.

Forêts vierges et luxuriantes, « paradis perdus », vestiges en déliquescence de la colonisation, paysages portuaires désolés; ces photographies témoignent d’un « monde hors du temps » en l’an 2000 mais dont nous savons, nous, qu’il se dilue inexorablement.

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